24 minutes de vol entre Maastricht et Luxembourg : le jet qui agace

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Vingt-quatre minutes. C’est le temps qu’a duré le vol d’un jet privé entre Maastricht et Luxembourg, lundi 17 août. Décollage à 10h20 de l’aéroport néerlandais, atterrissage à 10h44 à Luxembourg-Ville. Le trajet, long de 146 kilomètres dans les airs, a été repéré sur Flightradar24, le site spécialisé dans le suivi en temps réel du trafic aérien. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une vague de réactions sur les réseaux sociaux.

Deux heures de route, vingt-quatre minutes de vol

Le point de comparaison est vite trouvé. Par la route, 154 kilomètres séparent les deux villes, soit environ 2 h 09 de trajet d’après Google Maps. Un temps de parcours banal pour n’importe quel automobiliste de la Grande Région.

Le contraste est d’autant plus frappant que le bilan carbone d’un tel vol est lourd : un avion d’affaires émet en moyenne 50 fois plus de CO₂ par passager qu’un avion de ligne classique. Rapporté à une distance que l’on parcourt normalement en voiture ou en train, le calcul devient difficile à défendre.

« Quelle misère »

Les internautes n’ont pas mâché leurs mots. « Sauvons la planète en triant nos déchets, pendant que ces gens peuvent tranquillement se déplacer en jet privé. Quelle misère », a déploré l’un d’eux. Un autre a préféré l’ironie : « Le vol le plus respectueux du climat de la journée. Peut-être même de l’année. Je suis à la fois impressionné et consterné. »

Un vol à vide ?

Une hypothèse circule pour expliquer ce trajet absurde. « Peut-être que le client précédent est arrivé d’un autre endroit à Maastricht, et que l’avion vient simplement de repartir à vide pour rejoindre sa base », avance un internaute. Ces vols de repositionnement, sans passager à bord, sont fréquents dans l’aviation d’affaires — ce qui ne change rien aux émissions rejetées.

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Un sujet sensible au Grand-Duché

L’épisode tombe dans un contexte particulier. Le Luxembourg vient de traverser un été marqué par la chaleur, avec ses conséquences visibles sur les forêts et les vignes. Dans ce climat, le trajet d’un jet privé sur une distance que l’on peut couvrir en deux heures de voiture passe mal auprès d’une opinion à qui l’on demande, par ailleurs, des efforts au quotidien.

Sources : Le Républicain Lorrain

Photo : Le Républicain Lorrain

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