Elle avait écrit environ 3 000 chansons et vendu plus de 100 millions de disques. Dolly Parton est morte mardi à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille dans une vidéo publiée sur le compte X de la chanteuse. La cause du décès n’a pas été précisée.
« Ma famille et moi avons partagé toute une vie de beaux souvenirs avec Dolly, mais vous aussi. Elle a toujours été présente sur votre télévision, votre tourne-disque, vos CD ou dans la playlist de votre téléphone, devenant ainsi un membre à part entière de votre famille », a déclaré son neveu. Selon lui, l’artiste a « ouvert la voie à des générations de chanteurs, d’auteurs-compositeurs, de musiciens et de rêveurs issus de tous les horizons ».
On la savait malade depuis un certain temps. En mai, elle avait reporté plusieurs concerts pour raisons de santé, expliquant sur Instagram que sa convalescence progressait mais qu’elle n’était pas encore prête à remonter sur scène. Son mari, Carl Dean, rencontré alors qu’elle avait 18 ans, était décédé l’an dernier.
D’une cabane du Tennessee au sommet des charts
Dolly Rebecca Parton naît le 19 janvier 1946 dans une cabane du comté de Sevier, au fin fond du Tennessee, quatrième d’une fratrie pauvre de douze enfants. Elle chante d’abord aux poules devant la maison familiale, dans les Appalaches, puis monte dès 13 ans sur la scène du Grand Ole Opry à Nashville, dont l’émission de radio est diffusée dans tout le pays.
Le bac en poche, elle s’installe dans la capitale de la country et rejoint l’émission musicale de Porter Wagoner, qui fait d’elle, à 21 ans, l’une des figures les plus populaires de la scène américaine. Excellente guitariste, c’est sa tessiture de soprano, au vibrato qui s’éteint parfois en murmure blessé, qui conquiert les critiques. En 1971 paraît « Coat of many colors », chanson simple aux accents bibliques sur la façon dont sa mère a surmonté la pauvreté.
Une carrière de soixante ans
Viennent ensuite les classiques : « Jolene » en 1973, « I Will Always Love You » en 1974 — une ballade que Whitney Houston transformera en succès planétaire en 1992. Sur soixante ans de carrière, la « reine de la country » a placé ses chansons en tête du palmarès country plus souvent qu’aucune autre chanteuse, s’est aussi imposée dans la pop avec « Islands in the Stream », et a joué dans des blockbusters comme « Comment se débarrasser de son patron » (1980) et « Potins de femmes » (1989).
Dans une industrie très masculine, elle a largement contribué à définir la façon dont une femme peut contrôler son image. Sa silhouette, ses coupes de cheveux et ses tenues ont forgé sa légende ; son sens des affaires lui a bâti l’une des plus grosses fortunes de la musique américaine. « J’adore le maquillage, j’adore les habits et ça convient à ma personnalité », confiait-elle à la radio NPR en 2001.
Sources : RTL Infos, Le Quotidien
Photo : RTL Infos
