L’Allemagne prolonge de six mois les contrôles à ses frontières

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Les files d’attente à l’entrée de l’Allemagne ne sont pas près de disparaître. Le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt (CSU), a décidé de prolonger une nouvelle fois les contrôles aux frontières nationales. Selon le quotidien Bild, il devait transmettre mardi une demande officielle à la Commission européenne.

Six mois de plus, sauf opposition de Bruxelles

Sans opposition de la Commission, la démarche prolongera automatiquement les contrôles de six mois supplémentaires au-delà du 15 septembre. Concrètement, les automobilistes qui franchissent chaque jour la frontière vers la Sarre ou la région de Trèves — nombreux parmi les résidents du Grand-Duché et les frontaliers de la Grande Région — devront continuer de composer avec des vérifications ponctuelles jusqu’au printemps.

Le ministre justifie ce maintien par la situation aux frontières extérieures de l’Union : « Les évolutions aux frontières extérieures de l’Europe montrent que la lutte contre la migration illégale nécessite toujours des contrôles », affirme-t-il.

Un dispositif en place depuis 2024

L’Allemagne a réintroduit des contrôles à toutes ses frontières terrestres en septembre 2024, soit avec ses neuf pays voisins, dont le Luxembourg. Avant cette date, des contrôles ciblés existaient déjà vers la Pologne, la Tchéquie, l’Autriche et la Suisse, en raison de la pression migratoire.

Cette généralisation avait été mal accueillie de ce côté-ci de la frontière, où la libre circulation est une réalité quotidienne pour des dizaines de milliers de travailleurs.

Ce que dit le droit européen

Le cadre juridique européen reste pourtant strict. Le code frontières Schengen n’autorise un État membre à rétablir des contrôles qu’en cas de « circonstances exceptionnelles », pour une durée « temporaire » et uniquement comme « dernier recours ». Une prolongation qui s’étend d’un semestre à l’autre depuis bientôt deux ans interroge donc sur le caractère réellement temporaire du dispositif.

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Pour l’heure, rien n’indique que Bruxelles s’opposera à cette nouvelle demande. En attendant la réponse de la Commission, mieux vaut continuer de circuler avec une pièce d’identité valable et prévoir un peu de marge sur les grands axes aux heures de pointe.

Sources : RTL Frontières

Photo : RTL Frontières

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