Fraudes LuxTrust : une quarantaine de victimes se tournent vers la justice

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Un an après avoir occupé une large part de l’actualité luxembourgeoise, les fraudes dites « LuxTrust » continuent de produire leurs effets. Pour de nombreux clients dépouillés, une seule voie reste ouverte : celle des tribunaux.

Une quarantaine de dossiers regroupés

L’avocat Marc Theisen, interrogé par RTL, représente aujourd’hui un groupe d’environ quarante personnes, principalement clientes de la BIL. Les montants dérobés s’échelonnent généralement entre 6 000 et 20 000 euros par dossier. Une réunion est prévue début octobre pour définir les prochaines étapes de la procédure.

L’idée d’une action collective a été écartée : les situations diffèrent trop d’un dossier à l’autre pour être traitées d’un bloc. Chaque victime devra donc faire valoir son cas, même si les démarches sont coordonnées.

Des banques qui ne bougent pas d’un pouce

Selon l’avocat, les établissements bancaires campent sur une position particulièrement rigide. Ils contestent toute faute et refusent d’assumer la moindre responsabilité dans ces fraudes. Et ce malgré des mois de discussions et les tentatives de médiation menées par la CSSF, le régulateur du secteur financier luxembourgeois.

L’argument d’une responsabilité partagée

Marc Theisen souligne toutefois un point qui pourrait peser devant un juge : certains schémas de fraude se répètent d’un dossier à l’autre. De quoi laisser penser que les établissements financiers auraient pu, grâce à leurs propres outils techniques, détecter ou bloquer au moins une partie des opérations suspectes.

L’avocat ne minimise pas pour autant le travail des escrocs, qui ont fait preuve d’un haut niveau de sophistication. Mais la question posée à la justice sera bien celle-ci : jusqu’où va le devoir de vigilance d’une banque face à des opérations qui, prises ensemble, dessinent un motif reconnaissable ?

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Ce que ça dit à tous les clients

Pour les résidents comme pour les frontaliers qui détiennent un compte au Grand-Duché, ces dossiers ont valeur d’avertissement. Ils rappellent qu’en cas de fraude aux données d’identification bancaire, le remboursement n’a rien d’automatique et que la charge de la démonstration retombe souvent sur le client. La procédure engagée par ces quarante victimes servira de test grandeur nature.

Sources : RTL Infos

Photo : RTL Infos

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