L’épidémie de salmonellose qui frappe la Belgique ne s’arrête plus à ses frontières. Selon les autorités sanitaires belges, plus de 300 personnes ont été infectées après avoir consommé des œufs contaminés. Et le chiffre réel est probablement plus élevé : tous les malades ne consultent pas un médecin, ce qui rend le comptage forcément incomplet.
Un élevage près d’Anvers à l’origine de la contamination
L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a remonté la piste jusqu’à l’entreprise Laerco, un élevage en plein air installé à Geel, près d’Anvers. Une première alerte avait été signalée dès la fin avril dans l’un des quatre poulaillers du site. De nouveaux tests ont ensuite montré qu’un second bâtiment était lui aussi touché. Conséquence : l’ensemble des œufs produits par l’exploitation a été retiré du marché, comme le rapporte le quotidien belge Le Soir.
Les codes à vérifier dans sa boîte à œufs
Le rappel porte sur des œufs de poules élevées en plein air, identifiables par quatre codes imprimés sur la coquille : 2-BE-1073-01, 2-BE-1073-02, 2-BE-1073-03 et 2-BE-1073-04. Ces œufs ont été commercialisés dans plusieurs grandes enseignes belges, parmi lesquelles Carrefour, Aldi, Delhaize et Colruyt.
Concrètement, pour les résidents et les frontaliers
Le rappel lancé par l’Afsca ne se limite pas à la Belgique : il concerne aussi plusieurs pays européens, dont la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal… et le Luxembourg. Les autorités françaises et luxembourgeoises figurent parmi celles visées par cette alerte.
Le réflexe est donc simple pour tous ceux qui font régulièrement leurs courses de l’autre côté de la frontière — un grand classique dans la Grande Région, où beaucoup de résidents et de frontaliers alternent entre enseignes belges, françaises et luxembourgeoises : sortir la boîte d’œufs du frigo et comparer le code imprimé sur la coquille avec ceux de la liste. En cas de correspondance, il ne faut pas consommer les œufs.
La salmonellose se manifeste généralement par des troubles digestifs. L’ampleur de l’épidémie côté belge, avec plus de 300 cas recensés et un chiffre jugé sous-évalué par les autorités, explique la vigilance des agences sanitaires voisines.
Sources : RTL Infos
Photo : RTL Infos
