C’est une étape de plus pour l’un des dossiers routiers les plus scrutés par les frontaliers lorrains. Le projet A31 bis en Moselle-Nord, destiné à désengorger l’axe Thionville-Luxembourg, vient de recevoir un avis favorable de la commission d’enquête publique à la déclaration d’utilité publique. Un feu vert qui n’est toutefois pas inconditionnel : il est assorti de trois réserves.
Une enquête publique très suivie
La consultation s’est étalée sur 48 jours, du 11 mai au 27 juin 2026. Deux réunions publiques ont été organisées, à Thionville et à Florange, complétées par treize permanences ouvertes au public.
La participation donne la mesure de la sensibilité du sujet dans le nord mosellan : 2 311 contributions ont été déposées et le site dématérialisé de l’enquête a enregistré 41 348 visites. Des chiffres qui traduisent la place occupée par cette autoroute dans le quotidien de la région.
Pourquoi ce projet compte pour les frontaliers
L’A31 reste l’artère principale entre la Moselle et le Grand-Duché. Chaque matin et chaque soir, des dizaines de milliers de travailleurs frontaliers l’empruntent entre Metz, Thionville et la frontière luxembourgeoise. La saturation de cet axe est un sujet récurrent, et l’A31 bis est présentée depuis des années comme la réponse structurelle au problème.
L’avis de la commission d’enquête n’est pas la décision finale : il s’agit d’une étape dans la procédure de déclaration d’utilité publique. Mais un avis favorable constitue un signal important pour la suite du dossier, et les trois réserves formulées devront être prises en compte par le maître d’ouvrage.
Concrètement, ça change quoi maintenant ?
Rien à court terme sur la route : aucun coup de pioche n’est lié à cette annonce. Le trafic quotidien entre Thionville et le Luxembourg reste ce qu’il est, avec ses bouchons d’heure de pointe. L’avis rendu vient en revanche débloquer administrativement un projet qui traîne dans les cartons depuis longtemps et qui suscite autant d’attentes chez les navetteurs que d’oppositions chez les riverains et les défenseurs de l’environnement.
Sources : Le Quotidien
Photo : Le Quotidien
