Vignette belge : des députés luxembourgeois demandent une exemption frontalière

vignette belge des deputes luxembourgeois demandent une exem

La future vignette routière belge continue d’agiter la classe politique luxembourgeoise. À quelques mois de son introduction annoncée sous forme numérique, quatre députés démocrates membres de la commission parlementaire de la Mobilité — Marc Hansen, Corinne Cahen, Gusty Graas et Mandy Minella — ont décidé de s’adresser directement au Premier ministre belge et au ministre-président wallon.

Ce que dit la lettre ouverte

Dans leur courrier, les élus demandent aux responsables belges de reconsidérer l’impact de la mesure sur la Grande Région et d’étudier une exemption spécifique pour les zones frontalières. Ils rappellent que les liens entre les deux pays sont particulièrement étroits, sur le plan familial comme professionnel.

Leur argumentaire est très concret. Une vignette obligatoire compliquerait les visites entre proches de part et d’autre de la frontière. Elle freinerait les achats dans les commerces situés juste de l’autre côté. Elle alourdirait les déplacements professionnels quotidiens. Et elle pénaliserait les activités associatives et sportives, qui reposent précisément sur une circulation fluide entre la Belgique et le Grand-Duché.

Les députés prennent soin de préciser qu’il ne s’agit ni de contester la souveraineté belge, ni de dicter leur politique aux Régions. Leur point de départ est ailleurs : une réalité transfrontalière qu’ils jugent unique en Europe.

Une zone tampon de quelques kilomètres

Marc Hansen détaille dans la lettre à quoi pourrait ressembler cette exemption. L’idéal, écrit-il, resterait l’absence totale de vignette. Mais si la Belgique maintient son projet, une solution raisonnable consisterait à créer une zone frontalière dans laquelle les véhicules immatriculés au Luxembourg ne seraient pas soumis à l’obligation.

À découvrir  Kayl : l'adolescent tué rentrait tout juste de vacances au Portugal

Deux pistes sont évoquées : un périmètre défini autour de la frontière, dans un rayon de quelques kilomètres, ou bien des axes précis, comme la Nationale 4 ou un tronçon d’autoroute jusqu’à une sortie déterminée. Dans les deux cas, l’exemption s’appliquerait aussi aux véhicules immatriculés dans d’autres pays circulant dans cette zone — ce qui concernerait donc également les conducteurs français et allemands qui transitent par la Belgique.

Les signataires rappellent enfin qu’une réunion bilatérale entre les gouvernements belge et luxembourgeois, il y a environ cinq mois, avait déjà mis en avant l’importance de la libre circulation dans le quotidien des habitants de la région. Reste à savoir si Bruxelles et Namur y donneront suite.

Sources : RTL Infos

Photo : RTL Infos

Haut de page