À un mois de la visite du pape Léon XIV à Metz, le lundi 28 septembre, les préparatifs entrent dans la dernière ligne droite. Entre 50 000 et 100 000 personnes sont attendues dans la capitale mosellane, qui n’avait plus reçu de souverain pontife depuis 1988. Le pape a choisi Metz pour « porter un message de paix au cœur de l’Europe », après un passage à Paris et à Lourdes.
Deux kilomètres à 9 km/h
La déambulation débutera à 14 h 30, avenue Foch, au croisement de la rue menant à l’évêché. Le parcours fait deux kilomètres, effectués à 9 km/h, soit une trentaine de minutes. Le pape remontera l’avenue sur 400 mètres avant de tourner vers la porte Serpenoise, empruntera la voie habituellement réservée au Mettis, passera devant la place de la République puis devant la fanzone équipée d’écrans géants, prévue pour accueillir 15 000 personnes. Il pourrait s’y arrêter quelques minutes pour un bain de foule. Sur son trajet, il devrait bénir une vingtaine d’enfants malades.
Le cortège contournera ensuite le palais de justice, rejoindra la rue de la Garde, longera les quais jusqu’au pont des Roches, puis gagnera la cathédrale Saint-Étienne par la place de Chambre et la rue d’Estrées. La messe débutera à 16 h.
Un déjeuner est prévu par l’évêché avec le président de la République Emmanuel Macron et son épouse Brigitte. La venue du président ukrainien Volodymyr Zelensky reste évoquée sans être confirmée, tout comme celle d’Ursula von der Leyen. Des représentants de la Belgique, du Luxembourg et de l’Allemagne sont également invités.
Le préfet saisi sur le budget de la ville
La visite ne fait pas l’unanimité sur son volet financier. L’Union des familles laïques (Ufal) de Moselle a demandé au préfet d’exercer son contrôle de légalité sur la décision de la ville de Metz de consacrer 500 000 euros à l’événement — 250 000 euros d’investissements et 250 000 de fonctionnement, votés lors d’une délibération du 10 juillet.
L’association « n’a rien contre la visite du pape », précise son président Matthieu Gatipon-Bachette, mais dénonce « les dépenses qui sont liées » à cette venue et « mises à la charge de la collectivité ». Il vise notamment la location d’écrans géants pour rediffuser la messe, qui selon lui « peuvent poser des questions juridiques », alors que l’événement sera de toute façon retransmis par les médias. L’Ufal avait d’abord déposé un recours gracieux et réclamé les documents budgétaires à la mairie.
En conseil municipal, le maire François Grosdidier avait indiqué s’attendre à ce que les 250 000 euros de fonctionnement soient entièrement dépensés, défendant un « événement mondial » qui dépasse selon lui la seule communauté catholique.
Sources : ici Grand Est, RTL Frontières
Photo : ici Grand Est
