Carburants : le diesel s’envole au Luxembourg comme en Lorraine

carburants le diesel s envole au luxembourg comme en lorrain

Mauvaise semaine pour ceux qui roulent beaucoup. Depuis le jeudi 3 septembre, le prix du diesel a fortement augmenté au Luxembourg, et la tendance est la même dans l’ensemble des stations-service de la Grande Région, où le gazole s’est nettement renchéri par rapport à la semaine précédente.

Plus de 2,20 euros le litre côté lorrain

De l’autre côté de la frontière, les compteurs s’affolent. Dans la plupart des stations de Nancy, le sans-plomb 95 dépasse les 2,10 euros le litre et le gazole les 2,20 euros. La cause invoquée est la même partout : le regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui pèse sur les cours et se répercute presque immédiatement à la pompe.

Le gouvernement français a bien annoncé, jeudi 3 septembre, la reconduction en septembre et en octobre des aides destinées aux « grands rouleurs » — agriculteurs, pêcheurs, artisans du BTP. Mais le dispositif laisse de côté l’écrasante majorité des automobilistes du quotidien, ceux qui n’ont pas d’alternative à la voiture pour aller travailler.

« On travaille pour payer l’essence qui nous amène au travail »

À Nancy, Mathieu résume ce que beaucoup ressentent. Ce trentenaire tourne le dos au distributeur pendant qu’il remplit son réservoir, pour ne pas voir défiler le prix : « Si je regarde, je me fais du mal. » Salarié d’un supermarché, il gagne moins de 2 000 euros par mois et a payé son sans-plomb 95 2,19 euros le litre. « C’est hors de prix… On se lève, on va travailler et on travaille pour payer l’essence qui nous amène au travail. C’est un cercle vicieux », souffle-t-il. Quand il doit se rendre à Metz en fin de mois, il lui arrive de reporter le trajet au début du mois suivant, en attendant la paye.

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L’avantage luxembourgeois se rétrécit

Pour les dizaines de milliers de frontaliers qui franchissent la frontière chaque matin, l’équation se complique. Le réflexe de faire le plein au Grand-Duché reste ancré, mais la hausse du diesel côté luxembourgeois grignote une partie du différentiel qui justifiait le détour. Reste que l’écart avec les stations françaises demeure, et qu’il continue de peser lourd dans un budget mensuel quand on additionne deux passages à la pompe par mois.

Une consigne de bon sens s’impose en attendant une accalmie : comparer avant de s’arrêter, car les écarts entre stations, d’un côté comme de l’autre de la frontière, n’ont jamais été aussi visibles.

Sources : ici Grand Est, Les Frontaliers

Photo : ici Grand Est

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