Glucksmann candidat de la gauche : le PS privé des siens pour 2027

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C’était loin d’être joué, et le résultat ne souffre aucune discussion. Raphaël Glucksmann s’est imposé dimanche dès le premier tour de la primaire de la gauche sociale-démocrate, avec plus de 66 % des voix, soit 79 613 suffrages. Le leader de Place Publique devient le candidat de cette famille politique pour la présidentielle.

Face à lui, le patron du Parti socialiste Olivier Faure encaisse une défaite sévère : 14 % des voix, 17 398 suffrages. C’est la première fois de son histoire que le PS n’aura pas un candidat issu de ses propres rangs pour le représenter à une présidentielle.

« Battre l’extrême droite », sans alliance avec LFI

L’eurodéputé de 46 ans a immédiatement posé le cadre. « La démocratie a parlé et le résultat est sans appel (…) je suis le candidat de la gauche démocratique » qui « pourra battre l’extrême droite », a-t-il affirmé devant la presse. Il s’est présenté comme le candidat « de la rupture avec le macronisme » et « de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche ».

Invité du journal de 20 heures de France 2, il a savouré une victoire que peu lui prédisaient, alors que beaucoup lui promettaient qu’il allait « (se) noyer dans cette bataille ». « La gauche démocratique est de retour et elle va gagner l’élection présidentielle », a-t-il promis, en appelant « tous les citoyens écologistes, humanistes qui regardent la catastrophe arriver et qui sont saisis d’effroi ».

Appel lancé aussi vers François Hollande, qui l’a félicité selon son entourage : « il est le bienvenu dans cette dynamique », a souligné le vainqueur.

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Une famille politique à recoller

Reste le plus difficile : rassembler un camp divisé sur la question des alliances avec La France insoumise, que Glucksmann refuse. Olivier Faure, qui comptait sur le patriotisme de parti malgré des sondages ne lui accordant que 3 à 5 % des voix — contre 10 à 12 % pour son rival —, a semblé écarter toute démission et dit vouloir continuer à prôner l’union de la gauche depuis son poste de premier secrétaire. Il avait estimé pendant la campagne qu’une victoire de Glucksmann signifierait l’effacement du PS à la présidentielle. Il devra désormais le soutenir, comme s’y étaient engagés tous les candidats.

Pour les dizaines de milliers de Français installés au Luxembourg et les frontaliers lorrains qui votent en France, le paysage de 2027 se clarifie d’un cran : la gauche sociale-démocrate part avec un candidat désigné, mais pas encore avec une coalition.

Sources : Le Quotidien, Ouest-France

Photo : Le Quotidien

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