Crash d’un Mirage près de Nancy : le pilote tué, un militaire recherché

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Une déflagration dans la nuit, puis une boule de feu dans le ciel. Mardi 20 octobre vers 22h40, un Mirage 2000D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s’est écrasé à proximité de Rogéville, dans le Toulois, à une quinzaine de kilomètres de Pont-à-Mousson. Le pilote est mort. Mercredi en fin de matinée, le second membre d’équipage était toujours recherché.

Un vol d’entraînement de nuit en approche finale

L’appareil effectuait une mission d’entraînement classique, du type de celles programmées les mardis et les jeudis soir, et rentrait vers sa base. « L’avion était en approche finale pour arriver à Ochey. Les conditions météorologiques n’étaient pas vraiment optimales », a détaillé le colonel Ludovic Humbert, commandant de la base aérienne 133, lors d’un point presse sur place.

À bord, deux militaires : un jeune pilote arrivé récemment sur la base « avec tous les prérequis et les qualifications nécessaires », et un officier navigateur systèmes d’armes décrit comme « très aguerri », avec de nombreuses heures de vol. L’armée de l’Air et de l’Espace a perdu le contact radio et radar avec l’avion. Selon le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’Air, « il apparaît qu’au moins l’un des membres d’équipage n’a pas pu s’éjecter ».

Le commandant de la base a écarté une défaillance connue de l’appareil : le Mirage 2000D avait été « rénové assez récemment » et « n’avait pas de problème de fiabilité ». Il a parlé d’« un choc terrible » pour Nancy-Ochey.

Des recherches à pied, dans le brouillard

Les habitants du secteur ont donné l’alerte peu après 22h30. L’un d’eux promenait son chien et a vu une boule de feu ; une voisine de l’exploitation agricole où a été installé le poste de commandement a décrit à l’AFP une détonation « comme lorsqu’un avion franchit le mur du son, mais en pire ».

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La météo a lourdement pesé sur les opérations. « Nuit, brouillard, temps extrêmement mauvais, donc ça n’était pas concevable », a expliqué le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, à propos du survol de la zone : aucun hélicoptère n’a pu décoller dans la nuit. Les recherches ont été menées à pied, au milieu des bois, avec l’appui d’un drone, entre Rogéville, Tremblecourt et Domèvre-en-Haye. Un hélicoptère de la gendarmerie a pu survoler le secteur mercredi matin, une fois les conditions améliorées.

En visite à Doha, Emmanuel Macron a exprimé « les condoléances de la Nation » et confirmé le décès du pilote : « Nous avons retrouvé malheureusement le pilote qui est décédé. » Le parquet de Metz, compétent pour les affaires pénales militaires du nord-est de la France, a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie de l’air et de l’espace.

Le secteur est familier des Lorrains comme des frontaliers qui circulent sur le couloir Nancy – Pont-à-Mousson. La base de Nancy-Ochey, elle, a déjà été frappée par ce type d’accident ces dernières années.

Sources : RTL Infos, actu.fr Grand Est, ici Grand Est

Photo : actu.fr Grand Est

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